Nutrition des personnes démunies
Compte-rendu des journées ADLF, Marseille, 07/06/07
Selon une étude menée par l’INSERM, la somme minimum requise pour accéder à une alimentation équilibrée avec de solides connaissances nutritionnelles est de 3,50 euros. L’étude ABENA montre qu’elle est de 2,60 euros/jour/personne.
Cette étude est la première européenne sur l’état nutritionnel des bénéficiaires de l’aide alimentaire. "Entre obésité à prévalence féminine, déficits nutritionnels, hypertension artérielle, les personnes en situation de précarité sont plus que jamais concernées par les préconisations du PNNS 2. -----
Alors comment améliorer ce constat? Comment promouvoir une alimentation variée et équilibrée auprès de cette population dont le but est avant tout de se nourrir pour survivre ?
Comment faire passer des messages sans culpabiliser ni parents ni enfants ?
Autant de questions que de moyens d’actions.
La fédération française des banques alimentaires (Marie-José ROZIERES), les Restaurants du Cœur (avec l’aide de la Sodexho) s’investissent dans la formation des bénévoles à l’équilibre alimentaire. M-J ROZIERES pointe cependant quelques lacunes dans ces formations.
La situation décrite par l’étude ABENA montre qu’il est important pour toutes les structures d’aide alimentaire de travailler ensemble. Toutes sont d’accord pour encourager une alimentation favorable à la santé, permettant de tisser un lien social grâce à cette dernière.
Reste la pratique.
Diététiciens, autre professionnels de santé et du social doivent partager leurs expériences.
La formation des bénévoles à l’équilibre alimentaire mais aussi à la question de l’hygiène est un point incontournable à toutes actions dans les épiceries sociales.
La précarité alimentaire englobe un public très hétérogène, chaque professionnel et bénévole doit s’adapter à la situation : retraités, jeunes, femmes avec enfants, hommes seuls logeant à l’hôtel…
D’un self virtuel pour les étudiants (université de Montpellier par Martine ESCOFFIER), à des consultations à domiciles pour des séropositifs (réseau santé Marseille sud par le docteur Christophe DUBOIS), en passant par des ateliers nutritionnels (CPAM de Paris par Mathilde CAZARETH-GOUILLON), de nombreux outils sont mis en place.
Alors entre dégustations en commun, cuisine parents/enfants, confidences dans un bus santé, quels sont les moyens qui apportent des résultats et pourquoi ?
Un des principal point commun du travail mené pour ce public est la valorisation des compétences et le développement de liens sociaux. Comme le soulignait Michel LEGROS (membre de l’observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale), la précarité concerne de 3 à 7 millions de personnes selon la définition choisie. Les actions citées auparavant sont donc amplement justifiées.
L’étude ABENA a mis des chiffres sur cette situation, l’amélioration de l’état nutritionnel des bénéficiaires de l’aide alimentaire doit être désormais une des priorités pour l’ensemble des professionnels du secteur.





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